Un courant de radiofréquence traverse la zone traitée et y produit une élévation de température contrôlée, jusqu'aux tissus profonds que les moyens de chauffage classiques n'atteignent pas.
Nous l'utilisons en début de séance pour son effet antalgique et la levée des tensions musculaires, afin de rendre le travail actif possible plus tôt.
la fréquence de travail de l'appareil : une radiofréquence qui traverse les tissus sans les brûler
de douleur en moyenne sur le membre inférieur, d'après une méta-analyse de 19 essais
de douleur en moins dans les 48 h suivant une séance, sur lésion aiguë des ischio-jambiers
toujours dans une séance de rééducation : la técarthérapie ouvre la fenêtre, le travail actif l'utilise
La técarthérapie, ou transfert d'énergie capacitive et résistive, fait circuler un courant de haute fréquence entre une électrode mobile et une plaque de retour posée sur la peau. En traversant les tissus, ce courant y produit de la chaleur, de façon progressive et réglable.
L'intérêt par rapport à une poche chaude est la profondeur : la chaleur est générée dans le tissu lui-même, et non transmise depuis la surface. On peut donc chauffer un tendon, une capsule articulaire ou un muscle profond sans agresser la peau.
Le même appareil dispose de deux têtes de traitement, qui ne déposent pas l'énergie au même endroit. Le choix se fait selon la structure visée.
L'électrode est isolée : l'énergie se concentre dans les tissus proches de la surface, riches en eau. C'est le mode utilisé sur les muscles, les contractures et les zones œdématiées.
L'électrode n'est pas isolée : le courant traverse et la chaleur se forme là où la résistance est la plus grande, dans les tissus pauvres en eau. C'est le mode des tendinopathies et des raideurs articulaires.
La técarthérapie n'a pas de cible unique : c'est un outil d'antalgie et de préparation tissulaire. Nous l'employons surtout au début de séance, pour lever ce qui empêche le travail actif.
Achille, rotule, épaule, coude : en mode résistif, avant les exercices de renforcement, pour rendre la charge supportable.
Après la phase aiguë, sur les lésions des ischio-jambiers ou du mollet, pour accompagner la reprise de la contraction.
Après une immobilisation ou une chirurgie, quand le gain d'amplitude est douloureux et lent à obtenir.
Sur les douleurs du rachis, en particulier lorsqu'une composante de tension musculaire limite le mouvement.
En mode capacitif à faible intensité, pour favoriser la circulation locale sur une cheville ou un genou gonflé.
Entre deux charges élevées, en complément du sommeil et de l'alimentation, qui restent les deux premiers leviers.
La técarthérapie occupe une partie de la séance, jamais sa totalité. Elle est placée avant le travail actif, qui reste le cœur du traitement.
Les effets thermiques et circulatoires de la radiofréquence sont documentés, et les travaux cliniques récents sont encourageants : l'intérêt principal est de diminuer temporairement douleur et raideur, afin de faciliter le mouvement et la réalisation des exercices. La técarthérapie reste un complément à la rééducation active.
Notre position : la técarthérapie sert à rendre la séance possible. Elle ne remplace ni le renforcement, ni la reprise progressive des contraintes nécessaires au retour au sport.
Le matériel d'ostéosynthèse n'est pas une contre-indication absolue, mais il impose d'adapter le mode et l'intensité.
Toute sensation de brûlure ou de point chaud localisé doit être signalée immédiatement : elle signifie que l'intensité est trop élevée ou l'électrode mal appliquée.
Le bilan détermine si la técarthérapie a un intérêt dans votre situation, et à quel moment de la séance l'utiliser. Créneaux visibles en temps réel sur Doctolib.
Cet article a une visée informative et ne remplace pas un examen clinique. Les durées citées sont des ordres de grandeur, adaptés à chaque situation. Les protocoles varient d'une étude à l'autre : les résultats cités donnent une tendance, pas une garantie individuelle.